Hier en classant quelques courriers qui traînaient deci-delà, je suis tombé sur la lettre que je ne t'écrirai pas.
Je
me suis assi par terre, j'ai fermé les volets et j'ai pris le temps. Le
temps de parcourir ces pages que je ne noircirai pas, le temps de
déchiffrer mes envies, de défricher ce que j'ai envie d'appeler une
évidence, une vie qui n'est enfin plus vide de sens, une danse à deux.
Je
suis resté à terre, j'ai fermé les yeux et j'ai pris la plume.
Plusieurs dizaines de pages blanches, saturées de tâches d'encre
invisible, remplies de phrases sympathiques, des maux d'amour et de
désir que je n'ai pas alignés, des lignes déliées, des mots décroisés
qui diront tous combien je t'aime.
Au petit matin ou plutot dans
la nuit, j'ai relevé la tête, j'ai ouvert les yeux et je me suis relu.
J'ai corrigé chaque phrase, vérifié chaque virgule. J'ai pesé chaque
mot d'amour, tous les maux de mon coeur et je me suis dit que c'était
la plus belle des lettres que je ne t'écrirai jamais mon amour.
(dans la vie... si on peut pas avoir se qu'on aiment. Il faut aimer se qu'on a... c le secret du bonheur !!!)